Une fin d’année bonne à jeter!

coucher de soleil ile de réPour vous la fin, c’est plutôt libératoire ou angoissant ? Pourquoi la fin est elle redoutée au point de ne pas finir ses livres entamés, son assiette, ses relations amoureuses toxiques ou même ses phrases ? Est-ce seulement les conventions ou même l’éducation reçue qui nous fait fuir le moment de la fin? Comment vivez vous les adieux, les fins de soirée ou même cette fin d’année…

Et si cette fois ci vous viviez une fin d’année légère?

Vous avez dit fin ?

La fin est un sujet qui pique, c’est indéniable. Miroir de notre propre mort, elle sclérose les placards avec son très célèbre au cas où , étire les au revoir à en devenir une seconde soirée dans le couloir avec les manteaux déjà enfilés, et fait botoxer parfois quelques rides.

Pour ce qui est de la fin d’année, chacun y va de son rituel pour que ce couloir d’étranglement et ce point final se passe pour le mieux. Une grosse fête bruyante pour étouffer le malaise. Un cocoon-time au coin du feu pour adoucir la nostalgie ou une caverne version couette et vieux films, en mode régression qui fait du bien.

Le boulet de la fin

La fin a un goût de bilan avec, certes ses joies et ses célébrations mais ça n’est pas pour cette raison qu’elle est tant redoutée. C’est davantage pour les angoisses et les tensions qui vont avec.

J’entends souvent « j’ai du mal avec les fêtes de fins d’années ». Il y a une multitude de raisons pour ne pas aimer les fêtes de fin d’année. Les dîners gavés de conversations aussi creuses que les assiettes sont pleines. Ces mêmes repas qui n’en finissent pas justement (juste histoire d’expérimenter l’avantage de la fin et de voir qu’il y a aussi du bon quand ça s’arrête). La tournée familiale  obligatoire. Les méninges à creuser pour la liste des cadeaux sans savoir si ça fera plaisir ou non. La clôture des dossiers pro avant le départ en vacances, etc…

Et si cet air maussade et pessimiste prenait non pas sa source dans la rengaine des il faut mais plutôt dans cette peur de la fin?

La peur du vide et de l’inconnue

La fin, ce précipice qui terrorise par le vide et l’inconnue qui s’y trouvent, abonne certain(e)s d’entre vous à des fins de cycle amers, nostalgiques et figeants. Que va t’il se passer si j’accepte de passer à autre chose ? Que va t-il m’arriver si je n’ai plus ce que je connais pour me rassurer (qu’il s’agisse d’un objet ou d’un mode de fonctionnement)? C’est ce cocktail des deux puissantes peurs: celle du vide et de l’inconnue, qui grippent la machine du cycle de la Vie: là où le mouvement est perpétuel et permanent.

Fuire le deuil

De quoi ne pas faire ses deuils: cet instant où vous acceptez précisément cette fin. Accepter la fin ( qui ne veut pas dire que vous êtes d’accord avec elle ) vous libère de ce poids qui vous coupe de cette fluidité de la Vie, de cette Joie pure d’être dans le mouvement de la vie.

La joie de la fin

Oui la fin peut être source de joie.

Et jeter, c’est à dire se détacher de ce qui ne nous est plus utile en faisant confiance,  peut être une source de bien être.

Comme l’arbre qui ose vivre le dépouillement pour se régénérer et laisser la nouvelle vague de bourgeons émerger.

Oui cette fin d’année est bonne à jeter non pas dans un dédain de celui qui gâche, ni même dans une rage qui dévaste par son déni. Non, 2017 est bonne à jeter parce qu’elle est vide, écrite, terminée, usée, rassis, complète, achevée.

Alors connectez-vous à la beauté d’un coucher de soleil, aux dernières secondes d’un match gagnant, aux résultats diplômants d’un cursus scolaire; toutes ces fins qui vous rappellent que le point final est aussi une célébration, une libération, une fête de ce qui a été et une annonce d’une nouveauté qui s’invite déjà!

Bonne Fin d’année!

Thomas Siceaux Créateur du tri conscient

Vous souhaitez vous offrir un accompagnement pour faire vos deuils et alléger votre rapport à la fin, oser jeter et vous autoriser à passer à autre chose dans la joie et la bonne humeur: Lisez Ciao Bazar

 

 

Publicités

Les cadeaux…Corvée ou plaisir?

images

Qu’est ce que je vais bien pouvoir lui offrir? Mais c’est quoi ce truc qu’il vient de m’offrir?Faire et recevoir un cadeau peut être parfois un casse tête. Voici quelques conseils pour faire le tri conscient dans ce plaisir d’offrir et de recevoir, qui peut vite tourner au cauchemar. Cadeau!

Les racines de la galère.

L’époque de Noël pousse le gaz sous la marmite du savoir faire ses choix. Pour soi, quand il s’agit de fournir une liste à la famille, histoire de leur alléger également la tâche. Ou pour les autres quand il s’agit de faire vivre le but ultime du cadeau : créer la surprise et l’émotion qui va avec, toucher l’autre par son attention, activer la joie et faire plaisir.

C’est donc avec votre amour en bandoulière que vous partez à la recherche de ce qui va faire plaisir. Mais au bout de quelques pages de catalogues papier ou internet, quelques vitrines et rayons, vous êtes déjà enseveli(e)s par cette offre gigantesque qui clignote de partout des nouveautés indispensables, tous ces « enfin en France » et autres ustensiles absolument révolutionnaire qui simplifient (soi-disant) définitivement la vie. De quoi activer largement votre peur de manquer la bonne affaire et de déplier votre cape de sauveur en remplissant votre hotte d’un tout est possible aussi coûteux qu’inefficace. C’est bien connu -trop de choix tue le choix- et referme le piège (qui sature largement les racines du sapin) d’acheter ça, puis ça et encore ça, histoire de calmer cette peur de se tromper.

Car c’est essentiellement la peur de se tromper qui se met sur son 31 et s’invite dans tous vos shoppings. Elle saupoudre de sable la machine du choix et grippe les rouages du plaisir d’offrir! Cet instant jouissif où vous êtes heureux de donner quand l’autre est simultanément heureux de recevoir. Cette peur qui est pourtant pleine de bonnes intentions, du fait de vouloir écarter l’éventualité de décevoir et vous aider à fuir le jugement qui clame « mais naaaaan t’as rien compris j’avais dit celui avec l’écran tactile ». Acheter le maximum prend donc sa source dans cette course au sourire et au plaisir de l’autre pour éviter que ça se termine comme tous les ans par des soupes à la grimace au moment de la bûche mais surtout pour se rassurer d’être aimé et reconnu.

Faire partie du cadeau

Une galère épuisante qui laisse des traces et se termine par une enveloppe garnie de billets ou d’une carte cadeau totalement impersonnelle. Des cartes aujourd’hui décorée chaque année par le designer en vogue (histoire de faire quand même wow ) et qui se collectionnent au fil des années pour leur donner la valeur qu’elles n’ont pas : celle du temps passé à trouver l’idée. Car, oui, il y a l’objet, le massage, le weekend que vous offrez mais il y a avant tout, dans votre cadeau cette capacité à considérer les goûts de la personne que vous gâter…

Sauf que ça se saurait, si il suffisait de connaître les centres d’intérêts ou ce qui plait pour faire plaisir à l’autre ! Il y a donc ce petit plus qui fait la différence. Cette différence qui se trouve dans la façon dont vous exprimer, interpréter et magnifier ce que vous connaissez de l’autre. VOUS êtes un ingrédient du cadeau. Ce qui explique que la frustration d’un enfant qui a reçu le contenu complet de sa liste recto verso écrite au vieux bonhomme magique qui gâte tous les ans un peu plus, aura quand même un goût de trop peu. Il sera frustré de ne pas avoir finalement trouvé au milieu de cette montagne de papiers d’emballages déchirés avec frénésie, le point commun de tous ces jouets demandés (exigés?) sur cette feuille : la considération de ce qu’il est.

Côté adulte vous pouvez jouer la sécurité et offrir toujours le même thème de bouquin ou la même marque de vêtement parce que vous vous êtes souvenu que ça avait plu l’année dernière et les précédentes. Sauf que la répétition éteint la magie du plaisir. Elle rassure le donneur, dans la même proportion qu’elle déçoit le receveur. Regardez ce que ça vous fait quand vous recevez un cadeau avec un « ça au moins je sais que ça te plaît ». Un couperet qui casse l’ambiance et envoie un message de « ça m’a saoulé de chercher ou j’ai trop peur de me tromper, de te décevoir et finalement de ne plus être aimé » Ce qui au final pend au nez de votre père/mère noël. Car après avoir reçu pendant 5.10.20 années de suite le même cône de pralines au papier doré avec ce fameux « tiens c’est pas grand chose mais ça fait plaisir », le noyau de cette cerise sur le gâteau (périmé) comme excuse pour se défausser, finira par vous rester à travers la gorge et aura raison du lien fragilisé par ce manque de considération. Et comme l’adage dit -ne faites pas aux autres ce que vous n’aimez pas qu’on vous fasse!

Oser surprendre

Alors que dites vous cette fois ci de prendre un risque! Car décevoir pour décevoir autant tester autre chose et la jouer audacieux ! Voici l’astuce inspirée de mon exercice Les grands verbes créé pour réinterpréter l’aménagement de vos espaces de vie à votre façon. Ecrivez quelques verbes qui représentent les grands sujets de la personne à qui vous voulez faire plaisir: comme recevoir, voyager, prendre soin de soi. Ajoutez y des qualités que vous voyez chez elle ou lui : audacieuse, explorateur, élégant, rebelle, délicat, paisible… Un exercice simple et accessible à tous pour regarder au delà des formes que peuvent prendre ce cadeau et finalement définir le for Intérieur de cette personne. Cette liste représente ses centres d’intérêts mais surtout ce qu’elle dégage. Et allez y, osez écrire jusqu’à quelques mots qui décrivent ce que vous imaginez de cette personne. Ces mots qui expriment ces domaines qui selon vous, lui irez bien et lui ferez découvrir quelque chose de nouveau. Ouh la la ! Trop dangereux me direz vous. Du calme, là encore il s’agit d’oser et de doser. Il n’est évidemment pas question d’offrir une machine à pâtes pour quelqu’un qui déteste cuisiner. Encore moins quand c’est votre trip du moment et que vous êtes dithyrambique à l’ouverture du paquet «je m’en suis acheté un c’est génial! Regardes tu peux faire ça, plus ça et ça aussi ». L’écueil d’offrir aux autres ce qu’on adore ou ce qu’on voudrait recevoir !

Être audacieux dans ses cadeaux ne veut donc pas dire copier/coller ses kifs du moment sur l’autre ou encore moins le projeter aux antipodes de ses centres d’intérêts. Comme ma marraine qui m’offre à 9 ans un camion de pompier alors que je passe mon temps avec papier et crayons pour dessiner.

Faire preuve d’audace c’est oser ouvrir une piste inspirée de celles, que celui ou celle que vous voulez gâter, aiment explorer.

Comme cet ami qui m’offre pour mon dernier anniversaire un couteau et un sécateur. Une inspiration personnelle mais connectée à mes centres d’intérêts : recevoir, la nature, créer, la simplicité.

Le cœur du cadeau

Alors oui le bouquin, la chemise, l’appareil quelconque seront les messagers de votre envie de faire plaisir. Ils sont l’un des ingrédients de votre cadeau. Mais il y a aussi la pensée vers, la réflexion pour, la vision de l’autre, le temps de recherche ou de fabrication qui font partie de ce que vous offrez.

En être conscient va vous aider à trier les chemins pour faire plaisir, vous faire gagner du temps et gommer les déceptions de part et d’autres. Et plus le destinataire avance dans la vie plus ce deuxième ingrédient est essentiel voire prioritaire. Car comme me répondait ma grand mère lorsque je lui demandais ce qui lui ferait plaisir pour Noël ou son anniversaire elle me disait «Rien, j’ai déjà tout ». Alors je lui offrais ma présence pour discuter, un peu de chocolat avec un dessin. Des choses qui peuvent être jugées simplistes mais qui sont en réalité quelques choses simples et essentielles de la vie : la présence, l’écoute, l’attention.

Osez offrir l’essentiel demande donc de vous connecter à ceux que vous aimez, de vous  intéresser à leurs centres d’intérêts, ce que vous percevez d’eux, et en faire un mélange unique par votre regard et votre choix.

Cette année à Noël ne demandez pas ce que les gens veulent mais plutôt ce qu’ils ont besoin pour être ce qu’ils veulent. Et laissez vous guider par votre sixième sens pour trouver la forme adéquate du cadeau. Celle qui sera au service de ces besoins essentiels de simplicité, de sérénité, de paix mais aussi de dynamisme, de puissance et de liberté. Et pour ce qui est de recevoir un cadeau, rappelez vous que vous être libre de le refuser. Une étape singulière mais parfois essentielle pour affirmer vos choix et aider vos proches à aiguiser leurs connaissances de ce qui vous plait.  En revanche avant de refuser un cadeau et plus précisément sa forme, prenez soin d’accueillir ce qu’il contient indubitablement: de l’amour et de l’affection de celui ou celle qui vous l’offre.

Joyeux Noël à tous!

Thomas Siceaux

Créateur du tri conscient je vous propose d’offrir et de vous offrir de l’essentiel. Mon livre Ciao Bazar vous guide pour trier votre superflus et vivre l’essentiel dans vos placards, vos émotions et vos habitudes. En savoir plus…

Le piège de la rentrée coté rangement !

Les vacances sont terminées. La reprise du travail approche,  la gestion des rentrées scolaires vont bon train: fournitures pour les plus petits, déménagement des plus grands; la réorganisation de la maison s’impose.

 

C’est là que vous n’avez qu’une idée en tête. Retrouver la location de vos vacances! Elle était vraiment top cette location! La piscine, les paysages, mais aussi les placards nets, le strict nécessaire dans les tiroirs de la cuisine, le garage où vous pouviez y garer la voiture.

L’une des résolutions de janvier qui était d’offrir un régime à votre penderie est non seulement déjà très loin, mais la claque que vous vous prenez en revoyant la votre, vous rappelle que vous avez (encore une fois ) procrastiné.

La piqûre de rappel est d’autant plus douloureuse que vous avez adoré profiter pendant 3 semaines de cette chambre lumineuse, de ces mobiliers aux portes qui se ferment, remplis de la juste dose. Cette fois ci ( et c’est la dernière) ça suffit!

L’énergie de la rentrée vous branche dans un nouveau départ comme au printemps. Un boost qui vient de vous ne savez où. Le déclic! Alors par quoi commencer? Tout d’abord acheter de nouvelles boites de rangement! Bim! Vous êtes tombé(e) directement dans le piège!

Boites

Vous êtes dans le paradoxe classique du rangement. Acheter avant de trier. Et cette habitude polluante qui est d’acheter avant de vérifier si vous avez déjà ce dont vous avez besoin, est l’une des sources de la surconsommation, elle même source de la saturation des espaces. Car vous avez déjà de cet espace vide, encore faut-il le trouver… et le chercher!

Pourquoi acheter de nouveaux objets quand votre objectif est d’y voir plus clair?

Premièrement parce qu’il y a très souvent un amalgame fait entre le tri et le rangement. Le tri sélectionne, le rangement organise. Si vous rangez sans trier, vous brasser votre bazar sans réellement vous poser la question de la véritable utilité de ce que vous êtes en train de ranger. Vous faites votre vaisselle dans une eau sale.

Deuxièmement parce que vous achetez davantage ce que représente l’objet avant l’objet lui même. Lorsque vous achetez déjà des boites de rangements alors que l’espace qui doit retrouver son aplomb n’a pas encore été trié, vous achetez en réalité le vide que ces boites renferment. Et si votre besoin d’espace est urgent, vous imaginez bien sur quel format de boites vous allez vous ruer: les plus grandes mais aussi les plus encombrantes!

Certes accueillir ces nouvelles boites (ou meubles) gorgés d’espaces vides si précieux peuvent avoir un effet motivant à votre action de ranger. Comme le shoot de la caféine le matin pour aligner les yeux en face des trous! Sauf que l’énergie redescendra bien vite lorsque vous attaquerez le tri de la dite chambre, ou le dit bureau et tomberez nez à nez avec les boites gavées des rentrées précédentes non traitées. Cercle vicieux quand tu nous tiens!

Il est donc plus économique en temps, en argent et en espace de trier en amont les habitudes et les mode de vie, qui sont une partie des racines du bazars.

  • Triez votre espace (sélectionnez ce qui reste de ce qui sort)
  • Réagencez les espaces disponibles
  • Achetez de nouvelles boites ou meubles si besoin.

Portrait T Siceaux (2)87 2

Bon Tri Conscient !

Bon shopping juste !

Bonne rentrée!

Thomas Siceaux

En savoir plus sur le Tri Conscient 
Suivre l’agenda des conférences et ateliers sur la page Déménager sans déménager
Visiter le site Déménager sans déménager 
Apprenez en plus sur les racines du bazar dans le livre Ciao Bazar

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

Comment tenir ses résolutions ?

jeune pousse 2

Prendre des résolutions c’est une chose, les tenir en est une autre. Voici quelques idées pour prendre et tenir, toute l’année, les bonnes résolutions.

Car plein d’espoir se profile dans la simple formulation de l’exercice populaire de début d’année qui est de prendre de bonnes résolutions ! Ces fameux engagements à qui l’on prête une magie surpuissante qui nettoie tout ce que nous voulons changer dans notre vie et en même temps fait fleurir abondamment tout ce que nous désirons profondément.

Certains de ces choix stopperont quelque chose: arrêter de fumer, arrêter de manger entre les repas, tandis que d’autres démarreront quelque chose : faire son lit tous les matins, appeler les personnes que vous aimez régulièrement ou tenir sa comptabilité au mois.

Quels que soient ces résolutions, elles sont posées comme des balises que l’on projette idéales pour guider le chemin de l’année. 365 jours qui nous paraissent subitement comme un capital précieux pour réinventer sa vie et nous pousse à clarifier ses besoins, notre façon de les atteindre et le délai pour y arriver. En somme, un vrai plan d’attaque pour s’épanouir et vivre heureux.

Regarder la réalité en face.

Certes, mais il est sage de ne pas s’y prendre n’importe comment pour établir ce plan d’attaque aiguisé, qui, nous l’avons certainement déjà tous expérimenté, s’émousse au mieux, dans le trimestre ou au pire, dans l’heure de sa création.

Alors même si la joie des premiers jours nous fait pousser des ailes du fait d’entrer dans cet espace vierge de la nouvelle année, la page 2016 s’écrit bel et bien sur le socle de ce que nous avons vécu et traversé précédemment. C’est pourquoi sans abimer cette pulsation joyeuse, je vous conseille en premier lieu de garder à l’esprit votre réalité quotidienne  pour concocter vos bonnes résolutions. De donner ainsi le juste sens au mot bonnes du fait qu’elles soient cohérentes avec votre planning, vos ressources personnelles et votre réelle volonté.

Et c’est peut être pour cette simple raison que les bonnes résolutions se révèlent être mauvaises. Car elles sont déconnectées de votre réalité proche qui en font des chimères plutôt que des actions simples au service de vos rêves. Si par exemple, vous travailler 15 heures par jour en mangeant , dans le meilleur des cas un sandwich, sans même vous poser pour le gober, il est totalement incongru de vous donner comme bonne résolution de cuisiner des plats maison y compris vos lunch-box, pour toute la famille. Donc, premièrement la lucidité est de mise pour que vos résolutions soient les bonnes. Elles seront de ce fait, vos alliées plutôt que les prochaines corvées à fuir. Ce qui évitera d’abimer, au passage, l’estime que vous vous portez du fait de ne pas les remplir.

Tout en souplesse

Ce qui m’amène au deuxième point. Ne vous mettez pas la barre trop haute. Soyez doux avec vous-même. Cette douceur qui émane du délai que vous vous donnerez pour atteindre votre but. Bien évidemment si votre résolution est d’avoir une chambre accueillante le soir venu, il ne s’agit pas non plus, de vous donner la journée pour faire votre lit. Mais plutôt de vous offrir l’opportunité d’admettre que parfois, vous n’y arriverez pas du premier coup ou encore qu’il vous sera plus compliqué de tenir votre engagement certains matins. Car même si il s’agit d’un accord ou une promesse avec vous-même, il est important de le vivre dans la souplesse. Tout d’abord pour entretenir le plaisir et la joie de le faire mais aussi de l’inclure dans la réalité de vos limites et vos dispositions à y répondre ou non. Le principal étant de tenir ces résolutions pour votre bien être et non à votre détriment car, finalement, à quoi sert d’avoir une chambre bien tenue tous les jours si vous le vivez comme une contrainte ? Douceur donc, pour que ces résolutions soient bonnes avec vous, dans leurs mises en place, leurs réalisations et leur maintien dans le temps.

Tenir la distance

Justement parlons-en! Voilà un défi pour les bonnes résolutions. Le troisième point que je vous conseille pour tenir la distance est la bénédiction. Bénir qui vient du latin benedicere signifie dire du bien, bene : bien dicere : dire. Je vous suggère donc de dire du bien de vous, à chaque fois que vous avez rempli votre contrat. Si vous avez décidez de ne pas grignoter entre les repas et êtes arrivé(e) au déjeuner sans avoir rien porté à la bouche depuis votre petit déjeuner, saluez le ! Pensez le, dites le à voix haute ou encore plus fort : regardez vous dans le miroir en vous adressant un grand Bravo ! C’est une histoire avec vous-même. Personne ne vous jugera (à part vous) de vous féliciter. Et si, dans un premier temps c’est le cas, vous n’avez rien à perdre de risquer d’être ridicule. Rassurez vous ça n’a jamais tué. Croyez en mon expérience.

Garder également à l’esprit que personne ne sait mieux que vous, le type et la fréquence idéale dont vous avez besoin pour être félicité comme il se doit. Alors, autorisez vous à vous congratuler d’avoir fait ce que vous avez dit que vous feriez. C’est l’un des baumes les plus puissants qui soit pour soigner la confiance et le courage qui sont des fuels pour aller de l’avant et tenir la distance.

La lucidité, la douceur et la bénédiction sont donc les dispositions que je vous suggère pour poser, tenir, maintenir et faire de vos résolutions de bonnes résolutions.

Pour Etre… ?

Mais pour que tout ceci donne un sens à votre avancée intérieure et vous permette de déménager sans déménager dans vos habitudes ; il est essentiel que votre plan d’attaque serve un profond besoin.

Ce peut être la sérénité, la joie, la paix, l’authenticité, l’intégrité… Quel que soit le besoin de l’Être, il donnera une direction commune à tous ces nouveaux choix de début d’année. Ces besoins qui, par le simple fait de vous les rappeler, réactiveront de suite, la raison d’être de votre envie de faire autrement.

…faire place nette!

Et pour mettre toutes les chances de votre côté et vivre au quotidien vos bonnes résolutions 2016, je vous invite simultanément à trier l’environnement dans lequel vous semez ces nouveaux choix. Même le jardinier novice vous le dira, les nouvelles graines poussent mieux sur un terrain propre. Alors si vous aussi, vous avez choisi de tenir comme résolution 2016 d’habiter dans des espaces de vie ergonomiques et ressourçants, d’entretenir des relations authentiques et nourrissantes, d’évoluer dans un environnement professionnel qui booste votre pleine créativité ; vous savez où me trouver !

Je vous souhaite une année alignée et proche de ce que vous désirez profondément !

Tous mes Vœux 2016 pleine de bonnes résolutions annonçant une belle révolution.

IMG_5535

Thomas Siceaux Thérapeute par le tri

logo_demenager.fr   le Soin par le tri

http://www.demenagersansdemenager.fr

Jeter: Mission Impossible !

surcharge
Jeter : un mot qui fait trembler et nous projette dans des espaces gavés d’objets en tout genre qui se déconnectent au fil des années des véritables besoins. Cette incapacité à jeter donne aux intérieurs un air de cimetière à objets trouvés.

Si votre intérieur et vos armoires se rapprochent pleinement ou en partie de cette image de no man’s land aux objets abandonnés, vous devait connaitre ce rictus nerveux incontrôlable que vous subissez lorsque vous entendez le mot jeter. Malgré cette conscience de la pollution que vous vous infligez, c’est plus fort que vous, vous vous voyez conserver et ranger des piles de choses au fur et à mesure des années, pour satisfaire le sempiternel au cas où ça peut servir.

Révélant souvent leurs vrais visages lors d’un déménagement, ces endroits fossiles racontant vos nombreuses fuites et procrastinations à travers les âges, sont néanmoins précieux pour réaliser à quel point vous avez du mal à jeter.

Avoir du mal à jeter.

La formule est révélatrice : ça fait mal pour certains, proche du déchirement pour d’autres. Les raisons qui expliquent ces états émotionnels dans lesquels jeter vous plonge sont multiples et personnelles. Comme celles qui racontent pourquoi vous avez depuis tout ce temps conservé tout ceci qui, à présent, vous étouffe et vous submerge. Plus ou moins lucides selon chacun, ces comportements qui prennent racine parfois dans les histoires anciennes voire générationnelles ou encore culturelles sont bels et bien des mécanismes puissants qui empêchent de vous séparer des choses qui traversent votre vie.

Alors qu’est ce qui est plus fort que vous ? Qui est aux commandes de vos gestes quand vous gardez les restes de papiers peints alors que la pièce est entièrement tapissée, quand vous déposez l’énième carte de vœux reçue dans la boîte à chaussures déjà débordante, quand vous installez le meuble hérité de tante Alice aussi encombrant qu’inutile ?

Peur de manquer

A travers mes missions d’accompagnement au rangement, j’ai pu observer que la peur du manque est l’un des poisons qui sclérose l’espace libre. Cependant la fièvre du collectionneur qui s’ignore prend régulièrement les mêmes formes. Tout d’abord la version généreuse qui fait garder en grande quantité pour rassasier le au cas où qui palie à toutes les éventuelles situations utopiques projetées dans un futur probable. Ensuite la version figeante, qui elle, n’utilise pas, pour ne pas user et être certain que ce qui est, restera. Quelque soit la source ou la forme de la peur de manquer, elle téléguide l’habitant/robot préparateur de commandes, faisant de son home sweet home un hangar surchargé finement organisé.

Peur du Vide

Mais quelle forêt au juste se cache derrière cet arbre de la peur du manque ? Celle du vide et de l’inconnu. Car même si la saturation de vos espaces de vies vous étouffe cycliquement, elle vous rassure néanmoins de ne pas être projeté dans de la nouveauté déstabilisante de l’espace vide retrouvé.
Cette peur de l’inconnu qui impulse l’urgence de remplir et gaver armoires, réfrigérateur ou autres disques mémoires d’ordinateurs dans l’espoir de trouver calme et confort.

Peur de gâcher.

La cadette de la famille qui participe à cette difficulté de jeter est la peur de gâcher. Elle qui nous transforme en recycleur extrémiste. En effet il est sage de ne pas confondre recycler et tout garder pour ne pas gâcher. Alors OUI, ceci ou cela peut encore servir mais est ce que ceci ou cela VOUS sert réellement ?
Car même si ce qui vous entoure n’est pas arrivé en bout de course de son utilisation, rien ne dit que VOUS devez l’user jusqu’au bout. Dans l’exemple où j’occupe un appartement avec balcon après avoir habité une maison avec jardin, il en revient donc au bon sens de revendre ou donner ma tondeuse quasi neuve, aussi pratique soit elle pour tondre le gazon que je n’ai plus, elle ne me sert aucunement!

Autre facette de cette peur de gâcher : le tout garder. Etre adepte de l’économie de bouts de chandelles n’est valable uniquement que si vous reconstituez réellement une chandelle digne de ce nom après avoir patiemment conservé ces fins de candélabres. Autrement dit ces attentions à tout garder ne sont valables uniquement que si votre intention et vos actions sont raccords.

Se lancer.

C’est donc les trois filles de la famille Panique : peur du manque, du vide et du gâchis qui vous camisolent dans un stress de la poubelle au nom de l’optimisation des ressources et mènent directement dans un intérieur encombré de choses inutiles attendant le tri et le recyclage : une décharge. Le paradoxe est total et le piège refermé.

Comme dit précédemment il y a autant de raisons de vivre ces peurs que d’histoires personnelles les ayant activées et nourries. Et après ?… Savoir pourquoi l’arbre gênant est au milieu du chemin est une chose, s’en occuper en est une autre. Et il n’est pas nécessaire de savoir pourquoi et par quel biais il a été planté pour décider dans l’instant de l’élaguer, le couper ou encore le sculpter. Il sera toujours temps de creuser et découvrir les fondements de vos habitudes et comportements qui vous emmènent envers et contre tout dans un intérieur saturé ou désorganisé ; en attendant vous étouffez. Et le temps est au plan d’urgence.

C’est pourquoi je ne peux que vous encourager à faire sortir ce qui n’a plus lieu d’être chez vous et oser être maître de vos espaces de vies et retrouver dynamisme, légèreté et sérénité.

Jeter c’est
o Clarifier et hiérarchiser ses besoins véritables
o Capter la réelle utilité des choses qui vous entourent.
o Oser déplaire en décidant.
o S’appuyer sur le recyclage, la vente et le don pour passer à l’action.

http://www.demenagersansdemenager.fr

De la douceur…(dans le) Bordel !!!

iStock_000016647461_Large

Le printemps est là, la sève monte, la nature explose… Et vous aussi !

Coincé(e) entre l’envie de tout jeter et la difficulté de trier. Le syndrome du grand nettoyage de printemps vous prend et vous perdez pied!

L’omniprésence de la Nature renouvelée (qu’elle soit marronniers au garde à vous du centre ville ou vallée éclaboussée de jaune colza) vous rappelle le décalage qu’il y a entre la perfection naturelle d’un intérieur ergonomique et votre intérieur saturé qui vous camisole dans une caverne à la Robinson Crusoé préparant un hiver hostile.

Dans le meilleur des cas, cette caverne vous étouffe depuis quelques semaines, dans un cas que je qualifie de « normalement répandu », vous étouffe depuis quelques années voire décennies.

Et si vous utilisiez cette même rage de l’emprisonné pour passer à l’action ?

En revanche si le dragon dévastateur ou l’autruche n’ont plus de secrets pour vous; le premier qui trie par le vide, la seconde qui fait place nette en gavant ses armoires avec le sourire du tout va bien ; que leurs résultats vous laissent un goût amer lorsque l’insidieux bordel se propage de nouveau, il est grand temps de passer à autre chose : ranger en douceur.

 

Chaque chose en son temps.

L’heure n’est pas à l’infertilité des j’aurai pu j’aurai dû ! Commencez par désherber ces pensées polluantes de votre esprit qui font ombrage et sabordent votre soif de renouveau. La douceur dans le rangement commence dès l’instant où vous acceptez que vous êtes là où vous en êtes : c’est-à-dire dans le bazar !

Accepter ne veut pas dire être d’accord. C’est simplement faire avec ce qui est dans l’instant ; en cessant de nier la réalité ou de vous blâmer pour ce qu’elle est. En revanche, vous battre pour la faire évoluer est une option qui vous servira davantage !

Vous battre n’est pas nécessairement vous faire violence. En effet, respecter votre rythme dans la fréquence de vos missions rangement est une clé pour ranger en douceur. Partir sur le front de votre champ de bataille atomisé par la procrastination demande d’être prêt et donc de temps. Il est en effet sage de se préparer pour faire face à ses Everest de photos non triées ou d’affronter la foule de cintres portant des vêtements inconnus.

 

Etre prêt à ranger.

Cependant l’espace est mince entre se préparer et procrastiner (l’art de remettre à plus tard). C’est souvent le manque de temps qui vous fait repousser votre passage à l’action. Au-delà de la durée nécessaire, propre à chacun, pour mener a bien une phase de rangement, il vous sera plus facile d’être disponible pour ranger si vous organiser votre tâche par étapes plutôt que d’attendre le bon moment pour tout ranger d’un seul coup.
Les baguettes magiques n’existent pas, comme les plages horaires idéales pour tout ranger d’un seul coup.

Testez-le, vous vous offrirez de la douceur dans le rangement par le simple fait de livrer régulièrement batailles contre Bordel et Capharnaüm. N’attendez plus d’être impulsé (au mieux) une fois par an par le ras le bol du décalage entre la fraicheur du renouveau printanier et vos intérieurs stagnants. Et rappelez-vous qu’une montagne se gravit pas à pas.

 

Une chose à la fois

Pour ranger en douceur il est donc important de séquencer votre tâche. Ranger une étagère à la fois, faire un essayage de votre penderie complète, libérer les espaces de passages, faire en sorte que toutes vos portes et tiroirs s’ouvrent facilement, revisiter le contenu des dossiers qui s’empilent, trier vos archives…j’en passe et des meilleures.
Quoique vous rangiez, restez concentré sur le périmètre ou le tronçon que vous avez décidé de disséquer. Vous gagnerez en courage et en satisfaction du fait de canaliser votre énergie et de voir la fin du tunnel assez proche de son entrée.

Savoir trier

Votre plan d’actions séquencé définit, vient le moment de passer à l’action.
Comment faire au juste pour ne conserver que ce qui vous est nécessaire ? Parce que finalement, si tout est encore là, c’est que toutes ces choses ont une raison d’être me diriez-vous ? Pour être certain que vous avez à trier ce qui vous entoure, regardez dix choses dans l’espace que vous estimez à ranger. Si ce que vous observez ne vous a pas servi récemment ou mieux, si vous ne savez même plus à quoi il sert, c’est qu’il est clairement temps de passer à l’action.

Voici ma méthodologie en 5 questions pour filtrer vos habitats de ce qui ne vous sert plus. C’est-à-dire pour être capable de détecter ce qui sort de vos intérieurs. Ce qui sort, ne va pas automatiquement à la poubelle mais peut être donné, vendu, recyclé, réinterprété.
Si vous avez une réponse affirmative ou claire pour les 5 questions, l’objet qui est sur la sellette a le privilège de faire de nouveau partie de vos affaires.

1. Est-ce que ceci sert ?
2. Est-ce que ceci me sert ?
3. Quand cela peut il me servir ?
4. A quelle fréquence vais-je m’en servir ?
5. Vais-je penser à aller chercher ceci quand j’en aurai besoin ?

Rien ne sert de vous mentir. Vous savez exactement où vous mènent les au cas où ça peut servir : directement dans le même bazar que vous êtes en train de trier.

Cette méthode détecte la réelle utilité des choses. La dernière question est primordiale. Car même si vous savez à quoi sert cet objet, en quoi il vous sert, quand et la fréquence à laquelle vous allez vous en servir, il est inutile de le conserver si vous ne pensez pas à l’utiliser. Le travail sur l’ergonomie d’un habitat par le réaménagement peut aider sur ce point, en agençant les choses de façon à ce qu’elles soient facilement disponibles mais il ne fait pas tout. Nombreux sont ceux qui, même habitant un intérieur organisé et rangé, ne se souviennent plus de ce qu’ils possèdent.

Au-delà du paramètre de la mémoire, le fait de ne pas aller rechercher ce que vous gardez dans vos placards indique que la réelle utilité n’est pas au rendez vous. Vous n’avez PAS BESOIN de cet objet malgré toutes les croyances, habitudes et idées qui vous font penser le contraire.

 

Savourer instantanément.

La douceur dans le rangement s’appréhende également dans votre capacité à déguster le sentiment de complétude du choix (enfin) tranché. Voir clair et savoir se dire ça c’est fait calme profondément. Les adeptes des to do list (liste à faire) savent de quoi il est question. La panique de la saturation laisse ainsi place à la sérénité avant même que le rangement soit totalement achevé
Savoir que, ce qui a été choisi pour rester sur vos étagères aura prochainement une utilité, car en phase avec votre réalité du moment, rassure instantanément et gomme le malaise créé par l’amas de choses stagnantes qu’il reste à ranger.

Pour ranger en douceur il vous faut donc :
o Accepter la réalité du bordel sans vous blâmer.
o Séquencer votre tâche
o Respecter votre rythme d’exécution
o Poser des actions régulières sans juger leurs ampleurs
o Chercher la réelle utilité des choses qui vous entourent
o Vous féliciter pour toutes les actions menées (mêmes petites)

Ranger en douceur c’est le faire à son rythme, régulièrement, honnêtement, précisément en gardant toujours à l’esprit pourquoi vous le faites !
A vos cartons !

Ranger Moi ?…Jamais!

autruche

Bienvenue à votre Autruche !

Vos œillères sont telles que vous ne vous sentez pas concerné(e) par le rangement, alors même que vous êtes installé(e) confortablement dans ce canapé délicatement posé dans ce salon surchargé de mobiliers ; eux même gavés de papiers, magazines, livres, cd et dvd…

Respirez … il s’agit d’une image ! Quoique…

La première cause d’intérieurs surchargés vient du fait que les dits habitants du lieu ne voient même plus qu’il est envahi d’objets (parfois non choisis) et autres décorations qui traversent les âges malgré les besoins et envies qui évoluent sans cesse.

Le rangement dont je parle est celui qui dissèque le fond des tiroirs que vous n’ouvrez que de quelques centimètres pour glisser furtivement le dernier document ou la dernière paire de chaussettes qui peut s’y loger.

Finalement êtes-vous réellement concerné par le rangement ?

Si vous doutez encore du lien que votre maison, votre placard ou vos tiroirs ont, avec le sujet du rangement, répondez honnêtement à ces questions pour être fixé(e):

  • Mettez vous moins de 15 secondes pour trouver vos clés de voiture ou d’appartement ?
  • Portez vous tous les vêtements qui sont dans votre penderie ?
  • Pouvez vous ouvrir entièrement toutes vos portes ?
  • Recevez-vous chez vous autant que vous le désirez ?
  • Vous sentez vous à l’aise dans toutes les pièces de votre habitation ?
  • Occupez vous toutes les pièces de votre habitation ?

Si vous répondez par l’affirmative à toutes ces questions, c’est avec toutes mes félicitations que je vous invite à transmettre cet article qui ne vous concerne pas !

Dans le cas contraire…Inspirez…Expirez… A chaque problématique sa solution! Vous avez vécu dans cet environnement jusqu’à maintenant,vous survivrez encore quelques jours voir semaines le temps de trouver le bon bouquin, la bonne copine ou le bon article pour vous faire sortir la tête du sable. Ou survivrez encore quelques mois ou années jusqu’à sentir monter la tornade blanche aux sacs poubelles de serial killer pour faire place nette.

Cette solution radicale est parfois bienvenue, tel un élagage pour alléger la masse, restructurer l’ensemble et permettre à la nouveauté de fleurir (amis jardiniers c’est le moment de la taille!). Elle peut cependant manquer de respect envers ce qui a participé à être qui vous êtes aujourd’hui, quand elle est dans sa version unilatérale.

Votre intérieur est pareil à une rencontre, une lecture, une phrase décisive: la chrysalide qui vous aide à vivre vos changements, à éclore dans les différentes étapes papillons de la vie.

C’est pourquoi j’aborde l’aide au rangement dans le respect de ce qui est présent dans l’espace avec la conscience que si ces choses, ces meubles, ces papiers sont encore là ; certes dans une énergie fantôme parce que non utilisés ou subis, ils ont encore une raison d’être. Pour certains, un classement, une nouvelle patine, ou une réinterprétation suffiront pour les intégrer dans le circuit de votre nouvel intérieur.Pour d’autres leur seule raison d’être sera d’apprendre à en faire le deuil.

Voici en quoi mon métier de metteur en scène d’intérieurs est spécifique dans cette capacité à lire autrement ce qui vous entoure pour vous accompagner à vous réapproprier vos objets et vos espaces.

Alors si vous êtes de ces alchimistes qui veulent transformer le plomb de leurs chaussures et vivre (enfin) le rangement comme une hygiène de vie qui allège le quotidien, voici une liste non exhaustive de ses bienfaits pour vous motiver à passer à l’action:

  • Réactiver le mouvement d’un intérieur
  • Prendre conscience de ses besoins actuels
  • Transformer ses affaires oubliées en pépites du moment
  • Faire ses deuils et grandir
  • Retrouver énergie et fluidité

Sortez la tête du sable, secouez vos plumes et sprintez dans votre rangement !!!

Bienvenue chez Vous !

http://www.demenagersansdemenager.fr