De la douceur…(dans le) Bordel !!!

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Le printemps est là, la sève monte, la nature explose… Et vous aussi !

Coincé(e) entre l’envie de tout jeter et la difficulté de trier. Le syndrome du grand nettoyage de printemps vous prend et vous perdez pied!

L’omniprésence de la Nature renouvelée (qu’elle soit marronniers au garde à vous du centre ville ou vallée éclaboussée de jaune colza) vous rappelle le décalage qu’il y a entre la perfection naturelle d’un intérieur ergonomique et votre intérieur saturé qui vous camisole dans une caverne à la Robinson Crusoé préparant un hiver hostile.

Dans le meilleur des cas, cette caverne vous étouffe depuis quelques semaines, dans un cas que je qualifie de « normalement répandu », vous étouffe depuis quelques années voire décennies.

Et si vous utilisiez cette même rage de l’emprisonné pour passer à l’action ?

En revanche si le dragon dévastateur ou l’autruche n’ont plus de secrets pour vous; le premier qui trie par le vide, la seconde qui fait place nette en gavant ses armoires avec le sourire du tout va bien ; que leurs résultats vous laissent un goût amer lorsque l’insidieux bordel se propage de nouveau, il est grand temps de passer à autre chose : ranger en douceur.

 

Chaque chose en son temps.

L’heure n’est pas à l’infertilité des j’aurai pu j’aurai dû ! Commencez par désherber ces pensées polluantes de votre esprit qui font ombrage et sabordent votre soif de renouveau. La douceur dans le rangement commence dès l’instant où vous acceptez que vous êtes là où vous en êtes : c’est-à-dire dans le bazar !

Accepter ne veut pas dire être d’accord. C’est simplement faire avec ce qui est dans l’instant ; en cessant de nier la réalité ou de vous blâmer pour ce qu’elle est. En revanche, vous battre pour la faire évoluer est une option qui vous servira davantage !

Vous battre n’est pas nécessairement vous faire violence. En effet, respecter votre rythme dans la fréquence de vos missions rangement est une clé pour ranger en douceur. Partir sur le front de votre champ de bataille atomisé par la procrastination demande d’être prêt et donc de temps. Il est en effet sage de se préparer pour faire face à ses Everest de photos non triées ou d’affronter la foule de cintres portant des vêtements inconnus.

 

Etre prêt à ranger.

Cependant l’espace est mince entre se préparer et procrastiner (l’art de remettre à plus tard). C’est souvent le manque de temps qui vous fait repousser votre passage à l’action. Au-delà de la durée nécessaire, propre à chacun, pour mener a bien une phase de rangement, il vous sera plus facile d’être disponible pour ranger si vous organiser votre tâche par étapes plutôt que d’attendre le bon moment pour tout ranger d’un seul coup.
Les baguettes magiques n’existent pas, comme les plages horaires idéales pour tout ranger d’un seul coup.

Testez-le, vous vous offrirez de la douceur dans le rangement par le simple fait de livrer régulièrement batailles contre Bordel et Capharnaüm. N’attendez plus d’être impulsé (au mieux) une fois par an par le ras le bol du décalage entre la fraicheur du renouveau printanier et vos intérieurs stagnants. Et rappelez-vous qu’une montagne se gravit pas à pas.

 

Une chose à la fois

Pour ranger en douceur il est donc important de séquencer votre tâche. Ranger une étagère à la fois, faire un essayage de votre penderie complète, libérer les espaces de passages, faire en sorte que toutes vos portes et tiroirs s’ouvrent facilement, revisiter le contenu des dossiers qui s’empilent, trier vos archives…j’en passe et des meilleures.
Quoique vous rangiez, restez concentré sur le périmètre ou le tronçon que vous avez décidé de disséquer. Vous gagnerez en courage et en satisfaction du fait de canaliser votre énergie et de voir la fin du tunnel assez proche de son entrée.

Savoir trier

Votre plan d’actions séquencé définit, vient le moment de passer à l’action.
Comment faire au juste pour ne conserver que ce qui vous est nécessaire ? Parce que finalement, si tout est encore là, c’est que toutes ces choses ont une raison d’être me diriez-vous ? Pour être certain que vous avez à trier ce qui vous entoure, regardez dix choses dans l’espace que vous estimez à ranger. Si ce que vous observez ne vous a pas servi récemment ou mieux, si vous ne savez même plus à quoi il sert, c’est qu’il est clairement temps de passer à l’action.

Voici ma méthodologie en 5 questions pour filtrer vos habitats de ce qui ne vous sert plus. C’est-à-dire pour être capable de détecter ce qui sort de vos intérieurs. Ce qui sort, ne va pas automatiquement à la poubelle mais peut être donné, vendu, recyclé, réinterprété.
Si vous avez une réponse affirmative ou claire pour les 5 questions, l’objet qui est sur la sellette a le privilège de faire de nouveau partie de vos affaires.

1. Est-ce que ceci sert ?
2. Est-ce que ceci me sert ?
3. Quand cela peut il me servir ?
4. A quelle fréquence vais-je m’en servir ?
5. Vais-je penser à aller chercher ceci quand j’en aurai besoin ?

Rien ne sert de vous mentir. Vous savez exactement où vous mènent les au cas où ça peut servir : directement dans le même bazar que vous êtes en train de trier.

Cette méthode détecte la réelle utilité des choses. La dernière question est primordiale. Car même si vous savez à quoi sert cet objet, en quoi il vous sert, quand et la fréquence à laquelle vous allez vous en servir, il est inutile de le conserver si vous ne pensez pas à l’utiliser. Le travail sur l’ergonomie d’un habitat par le réaménagement peut aider sur ce point, en agençant les choses de façon à ce qu’elles soient facilement disponibles mais il ne fait pas tout. Nombreux sont ceux qui, même habitant un intérieur organisé et rangé, ne se souviennent plus de ce qu’ils possèdent.

Au-delà du paramètre de la mémoire, le fait de ne pas aller rechercher ce que vous gardez dans vos placards indique que la réelle utilité n’est pas au rendez vous. Vous n’avez PAS BESOIN de cet objet malgré toutes les croyances, habitudes et idées qui vous font penser le contraire.

 

Savourer instantanément.

La douceur dans le rangement s’appréhende également dans votre capacité à déguster le sentiment de complétude du choix (enfin) tranché. Voir clair et savoir se dire ça c’est fait calme profondément. Les adeptes des to do list (liste à faire) savent de quoi il est question. La panique de la saturation laisse ainsi place à la sérénité avant même que le rangement soit totalement achevé
Savoir que, ce qui a été choisi pour rester sur vos étagères aura prochainement une utilité, car en phase avec votre réalité du moment, rassure instantanément et gomme le malaise créé par l’amas de choses stagnantes qu’il reste à ranger.

Pour ranger en douceur il vous faut donc :
o Accepter la réalité du bordel sans vous blâmer.
o Séquencer votre tâche
o Respecter votre rythme d’exécution
o Poser des actions régulières sans juger leurs ampleurs
o Chercher la réelle utilité des choses qui vous entourent
o Vous féliciter pour toutes les actions menées (mêmes petites)

Ranger en douceur c’est le faire à son rythme, régulièrement, honnêtement, précisément en gardant toujours à l’esprit pourquoi vous le faites !
A vos cartons !

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